Et si la Turquie était déjà dans l'UE ?
Comme en 2005, alors que les arbres reverdissent, l’Europe s’invite à
la table de nos barbecues printaniers. Le marronnier de l’adhésion de
la Turquie à l’UE ne fait pas exception: sous ses feuilles, une partie
de la droite européenne déguste son plat préféré, à savoir vilipender
la candidature d’Ankara. De préférence épicé à souhait, le débat
revient cette année dans nos assiettes cartonnées, à l’occasion de la
campagne des élections européennes. Sur le grill, entre les merguez et
les chipolatas, une brochette d’arguments cuits et recuits : l’Islam,
la capacité d’absorption de la Turquie par l’UE, et le caractère
Moyen-oriental du pays. Aujourd’hui, nous vous proposons de souffler un
peu sur les braises, car il est parfois bon d’éviter l’indigestion
d’idées reçues. Noway! enfile pour vous son tablier d’avocat du diable.
« La religion musulmane est incompatible avec les racines chrétiennes de l’Europe »
Certes, une écrasante majorité de la population turque est de confession musulmane. Ca fait tâche avec l’héritage judéo-chrétien du vieux continent, nous disent certains. Mais après tout, les traités communautaires sont muets au sujet de la foi: n’en déplaise à Mr Kaszynski, qui aurait bien rehaussé le texte de Lisbonne d’une touche pieuse, la religion de l’UE, c’est néant. Mais qu’il se rassure, l’Europe reste tout de même moins laïque que la Turquie; depuis les années 1930, le principe de laïcité prévaut dans ce pays, de même que celui de l’égalité homme/femme. Pas mal pour une horde de barbus qui veulent mettre à bas notre civilisation moderne et démocratique, non ? Au passage, pour ceux qui voient des musulmanes soumises partout, les femmes turques se sont vues arroger le droit de vote exactement 10 ans avant les françaises. Ca fait bizarre hein ?
Bon, c’est bien beau ces principes, mais qu’est-ce que ça donne en pratique, me demanderez-vous ? Après tout, comme l’assènent inlassablement de nombreux journalistes, le parti au pouvoir depuis 2002, l’AKP, n’est-il pas un parti islamiste, dont l’agenda caché est la remise en cause des fondamentaux de la laïcité turque ? Là encore, les raccourcis sont parfois dangereux, car les mots ont un sens. « Islamiste » renvoie à « terroriste » + « fondamentaliste », dans nos esprits d’occidentaux marqués par le 11 septembre et la guerre contre les talibans. Evitons toutefois l’amalgame. L’AKP est un parti religieux et conservateur certes, or il n’a aucune intention d’établir la charia en Turquie : Abdullah Gül et Recep Erdogan, certes anciens cadres du parti Refah (interdit en 1999 pour « islamisme » sans avoir vraiment pu prouver quoi que soit ), ont mis beaucoup, beaucoup d’eau dans leur vin. On peut comparer l’AKP d’aujourd’hui avec la CDU de Mme Merkel, par exemple. La Turquie est gouvernée par des libéraux, qui ont pleinement conscience de leurs liens privilégiés avec les Etats Unis et l’Union Européenne, et qui entretiennent depuis toujours de bonnes relations avec Israël (malgré des épisodes parfois houleux). Leur attachement aux valeurs européennes est indéniable : dès leur arrivée au pouvoir, ils ont fait passer des paquets constitutionnels et législatifs d’un impact considérable, et ce dans le but de remplir les critères de Copenhague dont on rappelle qu’ils portent essentiellement sur l’actuelle charte des droits fondamentaux de l’UE. On est quand même loin du régime des Mollah, vous en conviendrez.
On entend déjà les sceptiques : « oui, d’accord, mais la Turquie s’est opposée à la nomination de Rasmussen à la tête de l’OTAN parce qu’il a autorisé la publication des caricatures de Mahomet… ». Un peu de réflexion quand même ! Les jeux diplomatiques sont un tantinet plus coquin qu’un simple choc civilisationnel autodestructeur. Car on s’est laissé rouler par une fine manœuvre diplomatique, qui a eu pour seule conséquence néfaste de faire changer d’avis Mr Kouchner sur l’adhésion de la Turquie. De son coté, Ankara a gagné un renouvellement officiel du fervent soutien des USA à sa candidature à l’UE, et glané des postes stratégiques dans l’organigramme de l’OTAN. Le French Doctor ferait bien d’aller lire Metternich pour les nuls : ce coup de poker turc n’avait rien à voir avec sa candidature à l’UE, et Erdogan n’avait donc rien à perdre à ce niveau là ; tout à gagner en revanche, s’agissant du véritable dossier en question : le renforcement de l’influence de la deuxième armée de l’OTAN au sein de l’organisation.
« La Turquie est un grand pays pauvre que l’UE n’a pas la capacité d’absorber »
Et oui, ça fait beaucoup 70 millions de turcs. On les voit déjà arriver. Ca sent le siège de Vienne de 1683, comme au bon vieux temps de l’Empire Ottoman. A coté de tous ces plombiers potentiels, les polonais peuvent aller se rhabiller. D’ailleurs à propos de plombier polonais, on le cherche encore, et on cherche encore quel mal a fait l’entrée, en 2004 et 2007, de plus de 170 millions d’habitants d’Europe centrale et orientale à notre marché du travail. Il n’y a plus grand monde aujourd’hui pour s’opposer à la légitimité de la Hongrie, de la Slovénie ou de la Pologne dans le club des économies européennes. Encore moins à leurs habitants, qui, loin d’avoir sournoisement infiltré les portes dérobées de notre marché du travail, on plus souvent profité des avantages du marché unique pour améliorer leur situation dans leur pays. Avons-nous vu une différence chiffrée crédible sur le marché du travail français depuis l’entrée de la Roumanie, pays pourtant peuplé de 22 millions habitants ? L’ « invasion » n’aura pas lieu, avec ou sans les Turcs. En revanche, voyons les choses en face : bientôt, l’Europe aura besoin de plus de travailleurs qualifiés, mobiles, et jeunes si possible. La croissance démographique de l’UE sera négative en 2025. La jeunesse turque remplit ces critères, et s’avère de plus en plus qualifiée. Cette manne démographique représente en réalité non pas une menace pour l’emploi, mais une aubaine.
Très bien, mais comment on fait pour « absorber » la Turquie d’un point de vue institutionnel ? Il n’y a plus de chaises en plastique supplémentaires au Parlement européen, depuis l’entrée des douze nouveaux. L’entrée au parlement d’eurodéputés turcs, qui représenteraient de facto le deuxième plus grand pays de l’UE, ne pourra en effet pas se faire sous les conditions actuelles. Il faudra réformer. Diminuer le nombre de députés par pays ? Après tout, dégraisser les effectifs de représentants nationaux, n’est-ce pas un moyen efficace d’ « européaniser » cette institution qui souffre encore cruellement du faible engagement européen d’une bonne partie de ses membres ?
Ah mais on avait oublié : la Turquie c’est le tiers monde. Un pays pauvre, peuplé de paysans anatoliens (chers à notre chef d’état), de bergers kurdes, de femmes au foyer et de vendeurs de kebab. Rien à faire dans une union dont l’objectif est toujours d’atteindre l’an prochain le stade d’économie la plus compétitive du monde, n’est-ce pas ? Ouais, mollo tout de même, la Turquie ça reste la 13ème puissance économique mondiale. Un gros poisson. Proposer à ce pays un « partenariat privilégié » avec l’Union Européenne ? Non merci, répondront les turcs, nous avons déjà depuis dix ans une union douanière avec vous, ce qui fait de nous des partenaires déjà plus que privilégiés. Le seul échelon économique qui sépare l’UE et la Turquie c’est le stade de politique commune, type PAC ou politique commerciale. A part ça, les Turcs n’ont pas grand chose à envier à la plupart des pays européens, du point de vue de la puissance économique brute. Le PIB d’Istanbul seule équivaut à… 40 fois celui de la République tchèque. Ce petit film (a vocation commerciale, certes, mais qui avance des chiffres étonnants) aide à se faire une idée :
Turkey: More than you know
« La Turquie fait partie du Moyen Orient, qu’elle y reste »
Istanbul à certes un pied en Europe, mais ça ne suffit pas, le reste étant trop… asiatique. C’est trop loin de chez nous, voilà l’argument choc. La Turquie a une frontière avec l’Irak, l’Iran et la Syrie. Beurk. C’est trop bronzé par là bas, et ils font tous qu’à se tirer dessus avec des armes chimiques. Hors de question que les frontières de l’Europe s’arrêtent là où celles du régime bassiste de Bachar El Asad commencent…
Et bien détrompez vous, cette situation est déjà en vigueur. L’Union Européenne a déjà une frontière avec la Syrie ; une frontière maritime. Et oui, Chypre, vous vous rappelez ? Cette île méditerranéenne qui se situe au large du Levant. Sur une carte, le territoire Chypriote est au très au Sud de l’Anatolie. Et pour ceux qui estiment qu’Ankara est bel et bien en « Asie », faites le test, c’est édifiant : sur un axe Nord Sud, transférez Chypre en Turquie, et vous voyez que Chypre est à une bonne grosse journée de chameau à l’est de la capitale turque. Bah alors ? Qu’est ce qu’ils font dans l’Union Européenne les chypriotes ? Ils sont moyen-orientaux non ?
Le problème est là. Les critères géographiques, nous les invoquons lorsqu’ils nous arrangent politiquement. Mais si Chypre est géographiquement en Europe, la Turquie l’est aussi. Indiscutablement.
Rassasiés ?
Allez, un petit digestif: la Turquie est déjà, d’un point de vue du droit, un « Etat Européen ».
Elle l’est devenue en 1999, lorsqu’elle elle s’est vue octroyer son brevet d’ « européanité » au conseil européen d’Helsinki, à l’occasion duquel les chefs d’états et de gouvernement de l’UE, à l’unanimité (par définition, France et Allemagne y compris), ont solennellement reconnu que la Turquie était un candidat légitime remplissant les critères de l’article 49 du traité UE qui énumère les conditions d’adhésion à la communauté. Rappelons que ledit article commence par la formule : « Tout état européen… ». CQFD ?
Quoi qu’en dise Mr Sarkozy, qui nous « répète » tous les six mois environ, comme s’il voulait nous faire oublier l’existence du traité UE, que la Turquie n’est pas européenne, le dossier ne se résume pas à des arguments simplistes. Car il ne s’agit pas ici de se faire le soutien de la candidature turque à l’adhésion ; mais plutôt de tordre le cou à quelques contre vérités. En espérant que le printemps soit riche en débats.
Sarkozy en guerre contre les téléchargements illégaux
Turquie - Europe : une bonne année 2009 ?
En 2009, la Turquie toujours candidate
L'extrême-droite en Espagne : non à la Turquie, non à la mondialisation
Une droite de la droite désunie en Europe
Qu'est-ce donc qu'EUdebate2009.eu ?

Commentaires
Bonjour
Soyons objectif, 97% de la Turquie est en Asie.
L'argument démographique est douteux, de un la démographie de la France augmente (65 millions actuellement et plus de 80 millions en 2050), on a pas besoin de pays étrangers. Mais peut être de personnes étrangères et il faut surtout améliorer les mentalités et les structures comme les crèches qui sont une catastrophe en Allemagne.
La Turquie opprime une minorité les Kurdes (entre 13 et 20 millions de Kurdes en Turquie) et ne les laissent pas s'autodéterminer, ce qui est une violation d'un des principes fondateurs de l'union, le droit à l'autodétermination.
De plus la Turquie occupe un état membre de l'union Chypre !
Il faut bien un moment une frontière à l'Europe, on va pas accepter un pays asiatique à 97%. Si un bout de territoire permet de dire qu'on appartient à un continent, la France peut adhérer au Mercosur grâce à la Guyane (Amérique du sud).
Chypre est une ile et elle appartient à l'aire linguistique et culturelle grecque.
Avoir une frontière avec l'Irak, l'Iran pour l'Europe est de la folie, on c'est très bien que l'Anatolie n'est pas en Europe, alors avancé encore plus loin ça na plus grand sens.
La Turquie, l'Arménie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan et la Russie ne sont pas des états européens. C'est l'empereur Pierre le grand qui a décidé que la Russie était européenne, c'était pour moderniser le pays, il avait transféré la capitale plus près de l'Europe (Saint-Pétersbourg).
Ce n'est pas du racisme ou de l'islamophobie de refuser la Turquie, car par exemple l'Albanie, le Kosovo et la Bosnie sont des pays musulmans et ont une place dans l'Union (ces pays eux sont géographiquement totalement en Europe).
Enfin au lieu de parler d'élargissement on ferait mieux de parler d'approfondissement car l'Union est en crise, il suffit de voir l'abstention aux élections européennes.
Il est urgent que nous européens, nous regardions ce que fait le Parlement et la commission européenne car certaines décisions sont très graves. Par exemple en 2015 l’union et les Etats-Unis auront une opinion politique commune et un marché commun, sans demander aux peuples leurs avis et avec la fin des contrôles, ce qui veut dire Bœuf aux hormones ou aux antibiotiques, poulet à la javel, ogms sans contrôle, etc..
46. invite instamment les partenaires à mettre à profit tout le potentiel du CET pour surmonter les obstacles actuels à l'intégration économique et pour réaliser un marché transatlantique unifié d'ici à 2015; demande à la Commission d'élaborer, sur la base de l'étude approuvée et financée par le Parlement européen au titre de son budget pour 2007, une feuille de route détaillée des obstacles actuels à surmonter dans l'optique de respecter cette date butoir;
http://www.europarl.europa.eu/sides...
Merci de votre compréhension.
La démocratie et la laïcité en Turquie ne survivent que grâce au soutien de l'armée subventionnée par les américains et soutenue par la classe dirigeante.
Elles ne représentent pas la majorité de ce pays peuplé de paysans pauvres attachés à leur religion ainsi qu'à leur code de l'honneur occidentale.
Ce sont ceux-là qui viennent s'installer en Europe comme le démontre l'augmentation des agressions envers les jeunes filles qui se rebelles contre l'aurité parentale. Comme le disent certains jeunes qui s'étonnent de voir un de leur compatiote poursuivi pour avoir tuer sa soeur parce qu'elle fréquentait un non musulman : "C'est sa soeur quoi !)
réaction auto-censurée par les journalistes témoins sous prétexte de ne pas "stigmatiser" les jeunes musulmans.
Les 250 millions de turcphones vont ainsi pouvoir bénéficier de l'occasion pour venir profiter de notre système social de plus en plus menacé par les aides massives subventionnés par nos contributions.
Alors que le chomage augmente et que nos produits sont de plus en plus concurrencés par ceux du tiers monde grâce aux bas salaire et à l'absence de toute retenue sociale, certains s'inquiètent du manque de main d'oeuvre alors que la population mondiale va doubler aux alentours des années 2050 et entrainer une immigration massive vers l'Europe incapable de nourrir toute la pauvreté du monde. Ce n'est pas la richesse qu'il va falloir partager mais la pauvreté avec les milliards de pauvre. Alors que les "économistes" bien pensants ont été incapables de prévoir raréfaction des ressources mondiales, personne ne veut aborder le seul problème qui menace la planète, celui de la surpopulation qui entraine tous les autres à commencer par la pollution qui ne se poserait pas si la planète n'avait pas dépassé les 3 milliards d'habitant susceptibles d'atteindre le nieveau de vie occidental sans mettre en danger la planète.
En ce qui concerne la Turquie, nul doute qu'elle verra d'un bon oeil augmenter sa population pour devenir le pays le plus peuplé de l'U.E. ce qui lui assurera une place prédominante, d'autant plus qu'elle n'a jamais abandonné le but qui a toujours été le sien depuis la chute de Constantinople la domination de l'Europe.
Le nationalisme turc est une constante de cet Etat au même titre que l'islam et le jour où elles se réunissent elles deviendront une menace pour la démocratie et les droits de l'homme.
D'autant plus que l'entrée de la Turquie en Europe portera nos frontières directement au contact des conflits du moyen-orient ouvrant la porte aux immigrants des deux bords qui sous le prétexte du "droit d'asile" viendront grossir la foule des réfugiés.
La pression américaine pour faire entrer l'Europe dans l'U.I. et relayée par les Etats européens vassaux des Etats Unis qui ont réduit l'Europe à un grand marché, sans référence à son passé s'explique par le désir d'affaiblir l'Europe pour renforcer leur suprématie.
La stratègie américaine a toujours eu des résultats catasrophique, c'est ainsi qu'elle a abandonné une grande partie de l'Europe aux soviètiques pour les combattre par la suite, qu'elle a soutenu HO CHI MIN contre la France pour aboutir au sésatre vietnamien, qu'elle a permis aux islamistes de s'installer en Afghanistan en leur donnant des armes pour lutter contre l'URSS qui avait réussi à établir à Kaboul une certaine laicité permettant aux filles d'étudier, pour se retrouver directement confrontée aux islamistes et qu'elle a transformé la dictature laïque de Sadam favorable à l'éducation en un bourbier où elle se retrouve prise à son propre piège.
J’ai comme une impression que ceux qui ont fait les commentaires n’ont pas lue l’article
Comment peut-on être autan à coté de la plaque ? Alors que les réponses sont données dans l’article
Au lieu d'insulter, lire correctement mon commentaire est préférable. L'article ne parle pas de l'oppression des turcs sur les kurdes, de l'occupation d'un état membre de l'Union par la Turquie, du non respect des droits de l'hommes (crimes d'honneurs) et de la non reconnaissance du génocide arménien.
Les grands faits démocratiques de la Turquie sont de Kemal Atatürk et le gouvernement essaie de les supprimer mais ne peut pas trop le faire frontalement à cause de l'armée.
L'immigration massive je n'y croit pas trop mais dire que la Turquie va avoir une main d’œuvre qualifiée au service de l'Union c'est une douce utopie, on ne part de son pays que s'il est pauvre ou qu'on est attiré par autre chose de vraiment mieux, les autres raisons sont minimes.
Les Turques préfèreront rester en Turquie en majorité grâce à la croissance économique actuelle, ça ne règle pas le déficit démographique de l'Europe !
Il y a une différence entre avoir une frontière avec la Syrie et être quand même en Europe parce que l'on est une ile ou avoir son pays à 97% en Asie.
Les arguments économiques douteux, pourquoi alors ne faire adhérer Israël c'est aussi riche voire plus et comme la Turquie totalement en Asie.
Nos gouvernements décident de faire entrer la Turquie petit à petit dans l'Europe c'est leur histoire, nous avons le droit de ne pas être d'accord et de dire que pour chaque nouveau membre il devrait y avoir un référendum, c'est le minimum démocratique! Reparler du « tout état européen » et dire CQFD c’est facile mais simplet, ils leurs a suffit de voir qu'Istanbul est en partie en Europe et de se dire que ce pays s’il était rejeter de l'Union serait trop dangereux à nos portes vue sa puissance économique et son poids démographique.
Ne dis-t-on pas « Être près de ses amis et encore plus près de ses ennemis ».
Enfin il y a une crise morale dans l'Union, les institutions sont compliquées à comprendre pour le citoyen lambda, le projet européen est à redéfinir car devenue trouble.
On a autre chose à faire que encore élargir que se soit pour la Turquie, Croatie, Islande etc..
une seule question : combien l'auteur est payé par Ankara ?
"Soyons objectif, 97% de la Turquie est en Asie."... l'ami n'a pas lu la fin de l'article....
"on a pas besoin de pays étrangers" la démographie de la France se stabilisera à 70 maximum... mais l’Europe pour sa part (tout comme le Japon) devra affronter une baisse constante de sa démographie...
"Chypre est une ile et elle appartient à l'aire linguistique et culturelle grecque." et turque!!!!
"Par exemple en 2015 l’union et les Etats-Unis auront une opinion politique commune..." l'ami rève!!
..... on pourrait continuer comme ça tout au long de ces commentaires futiles et criblés d'ignorance. Pour vous instruire sur le sujet, allez lire Didier Billon
Tres intérressant cet article !
Je suis encore plus impressionnée par l'evolution economique de ce pays. La Turquie a recu l'aval des 27 pays Europeens en 2004 pour l'ouverture des negociations dans le but de son adhesion. Je vois mal comment la France de Sarkozy pourrait remettre en question des engagements signés !
Moi, ignorant du sujet, je suis fiancé à une très jolie fille qui est turque !
La France ne se stabilisera surement pas à 70, nous sommes actuellement à près de 65 millions et les hypothèses sont sans cesse réviser à la hausse. L’INSEE vers 2001 elle parlait de 65 à moins de 70 millions de personnes en 2050.
Maintenant elle parle de plus de 75 à près de 80 millions.
De plus on ne ressoudera pas le problème démographique de l’union en s'agrandissant à chaque fois, sinon ce n'est plus l'union européenne c'est l'ONU.
Pour qu'un projet fonctionne, il faut une logique, un sens.
Chypre est majoritairement grecque, elle n'est que très peu turque.
L'ile de chypre c'est plus d’ 1millions d'habitants dont 769 740 Chypriotes grecs, 117 000 Chypriotes turcs. Ainsi qu'en plus 93000 colons turcs et des militaires 14500 soldats britanniques et 30000 soldats turcs.
Didier Billon est docteur en sciences politique, enseignant et chercher spécialiste du Moyen Orient, c'est son opinion, ce n'est pas la vérité absolue.
Il parle de probable choque des civilisations en cas de refus de la Turquie. De réfléchir sur une vue stratégique sur le Caucase.
Sauf que l'union n'est pas un projet uniquement économique, il y a des valeurs et une limite c'est qu'il s'applique à l’Europe.
Aidons la le moyen orient à créer une union aussi forte que la notre, pour réunir israéliens, turques, jordaniens et libanais, irakiens là il y aurait un espace cohérent.
Soit disant je rêverais à propos du marché transatlantique, aller voir sur ce lien d’un magnifique site, celui du parlement européen pour la journée du 26 mars 2009 le texte final au point 46:
http://www.europarl.europa.eu/sides...
"46. invite instamment les partenaires à mettre à profit tout le potentiel du CET pour surmonter les obstacles actuels à l'intégration économique et pour réaliser un marché transatlantique unifié d'ici à 2015; demande à la Commission d'élaborer, sur la base de l'étude approuvée et financée par le Parlement européen au titre de son budget pour 2007, une feuille de route détaillée des obstacles actuels à surmonter dans l'optique de respecter cette date butoir"
Mais je ne vais pas continuer à exposer des arguments, vous sauter sur une phrase.
On ne peut pas être contre l’entrée de la Turquie sans être caricaturé comme ignorant, stupide, à côté de la plaque, raciste, voire même islamophobe.
Cet article est censé être la source de vérité absolue, être un dogme ?
Didier Billon être un nouveau prophète ?
Le débat et les arguments sont bons pour la démocratie.
"Il faut bien un moment une frontière à l'Europe, on va pas accepter un pays asiatique à 97%. "
Logiquement, on ne peut pas refuser l'adhésion à la Turquie en sortant des arguments géographiques alors que l'on trouve normale que la République de Chypre fasse partie de l'UE; cette dernière est 0% en Europe!
"Chypre est une ile"
Et alors? Donc, toutes les îles du monde peuvent rentrer dans l'UE maintenant? A quand le Japon ou Madagascar dans l'UE?
Et géographiquement parlant, on considère que les îles ne sont pas rattaché à un continent. C'est juste par convention que l'on rattache les îles, mais seulement au continent le plus proche.
Donc, suivant le point de vue, Chypre est soit en Asie, ou alors c'est juste une île qui n'est pas ratâchée à un continent, mais Chypre n'est certainement pas en Europe.
Le peuplement de l'île, on s'en tamponne. Que ce soit des Lapons, des Dogons ou des Arawaks, ça ne change rien au fait que géographiquement parlant cette île est au large de l'Asie, et qu'elle soit très proche de la Turquie et de la Syrie D'el-Assad, plus proche que la Corse ne l'est de la France métropolitaine.
Si l'origine des gens qui peuplent en majorité une île ou un pays était un argument valable pour l'adhésion à l'UE, les Etats-Unis, le Canada, et une bonne partie de l'Amérique du Sud devraient aussi avoir le droit d'adhérer à l'UE (S'ils le souhaitent bien entendu). Sans parler de la culture et de la religion de ces pays. Mais je ne crois pas que cela plairait beaucoup à l'opinion publique. Et pourtant, la population de ces pays est en majorité d'origine européenne, donc, leur adhésion ne serait pas plus farfelu que celle de Chypre.
"on ne part de son pays que s'il est pauvre"
C'est faux, d'ailleurs, des millions de français vivent à l'étranger. Ce qui suscite l'envie de partir, ce n'est pas la pauvreté du pays en tant que tel, mais bel et bien le différentiel entre les salaires du pays d'origine et du pays de migration. Les méchanismes qui poussent un roumain ou turc a venir en France sont exactement les mêmes que ceux qui poussent des français à s'expatrier (mot poli pour dire immigré).
"être quand même en Europe parce que l'on est une ile "
Complètement ridicule... N'importe quel géographe vous rirait au nez! D'oû tenez vous cette vision on ne peut plus particulière de la géographie?
"et comme la Turquie totalement en Asie."
Vous ne vous gênez pas vous même pour faire usage d'arguments douteux, vous dites la que la Turquie est totalement en Europe que ça vous arrange, alors que plus haut vous dites à 97% en Asie... La Turquie étant à 3% en Europe, dire qu'elle est totalement en Asie est non seulement incorrect, c'est aussi faire preuve d'ignorance et/ou de mauvaise foie.
La Turquie est majoritairement en Asie, certes, mais dire qu'elle n'est pas du tout en Europe est faux!
"Les arguments économiques douteux,"
Ce sont les gens qui sont contre l'entrée de la Turquie dans l'UE qui ont sorti en premier des arguments, en disant que c'était un pays trop pauvre. L'auteur n'a fait que leur répondre. Vous demandez que l'on lise attentivement vos commentaires, mais vous derviez être le premier à pratiquer ce que vous prêchez.
Impolitic,
Tu confonds deux choses quand tu dis
« La démocratie et la laïcité en Turquie ne survivent que grâce au soutien de l'armée subventionnée par les américains. »
En Turquie l’armée est le garant de la laïcité oui, mais pas de la démocratie. Car chaque surgissement démocratique en Turquie a été suivi par un putsch du militaire. En Turquie laïcité et démocratie ne vont pas ensemble (assez difficile de comprendre ça d’un point de vu occidental). Plus de démocratie veux dire aussi plus de foulards dans les rues et les universités. L’islam est un part inhérent dans la vie quotidien turc.
Un petit clin d'œil humoristique par Dominik Fusina
salut à tous.j ai lu et je trouve dommage de voir des avis négatives sur un pays dont beaucoup de gens ne connaissent vraiment pas ce quel genre de pays de c'est. en effet la turquie à eu une histoire, est laique pour ceux qui veulent l'entendre, islamiste pour ceux qui veux l'entendre amis vous vous trompez sur bcp de point. la turquie est un lieu de croisement de culture, de religion, de commerce, de vie , de mélange. l'hisyoire n'est elle pas le meme pour les francais en algérie? ces algériens qui ont été ramené de force en france pour apprendre de force la culture et la langue francase? parler d'humanisme, d aide. trouver une solution. la couleur, la religion, la taille, les yeux, la langue parler, les vêtements etc... ne doivent pas être pris commes critère d'adhésion. oui tu mangeras kebab en turquie , nouille en chine, spaguetti en italie mais c est pas non plus une critère. au fond de nous on est tous humain. on au vient au monde comme des bébés et on taites le sein de notre mère et pas une vache.
dommage que le cerveau ne s'est dévelloppé d'un pour cent. dommage qu'il n y a pas de scientifique comme Bordat qui lui au moins jusqu'a la fin de sa vie a réfléchis et a orienté ses collègues; Ce sont des personnalité rare qui ont fait avancer le monde et pas seulemenet la france. Sur ce bonne nuit
Ceux qui refusent par principe l'entrée de la Turquie dans l'Europe sont assez hypocrites : si on considère que ce pays ne pourra jamais rentrer en Europe, pourquoi dans le même lui avoir accordé le statut de pays-candidat? pourquoi réclamer de la Turquie qu'elle adapte sa législation au droit communautaire?
Il me semble que le Maroc avait un jour proposé sa candidature pour entrer dans l'UE : cette dernière avait refusé, car ce pays n'est pas Européen. Donc un niet clair et sans ambiguïté.
En fait, j'aime bien une analogie avec le foot : c'est comme si l'équipe de Turquie remportait la finale du prochain Euro et qu'au moment de lui remettre la coupe, on lui disait :"Ah non, on peut pas vous la remettre car vous n'êtes pas en Europe!".
Si l'UEFA a accepté la sélection Turque à l'Euro, et que celle-ci gagne tous ses matches, alors elle est championne d'Europe.
Si l'UE a accepté la candidature de la Turquie, et que celle-ci remplit tous les critères d'adhésion, alors il faut l'intégrer dans l'Union Européenne.
Ça ne signifie pas que je pense qu'il faut intégrer la Turquie demain mais d'ici 15-20 ans, c'est possible. Il faut être exigeant avec elle (à mon sens on n'a pas été assez exigeants avec la Roumanie ou la Bulgarie par exemple), il faut être très ferme sur certains points mais il ne faut surtout pas fermer définitivement la porte.
Et puis est-ce que la Turquie est géographiquement en Europe, c'est difficile à dire : stricto sensu, l'Europe n'est pas un continent. C'est une partie de l'Eurasie. Et la frontière-Europe-Asie n'a jamais été simple à définir. L'idée que l'Oural et le Caucase sont des limites de l'Europe s'est imposée historiquement. Et contrairement à ce qui a été dit dans un commentaire, les pays du Caucase sont sur la limite de l'Europe. L'Islande est géologiquement à cheval sur les plaques tectoniques eurpéenne et américaine et il me semble que personne ne rejettera la candidature islandaise pour cette raison.
Prenez une carte, si Chypre est en Europe, si les pays du Caucase sont en Europe, alors il est difficile de rejeter la Turquie hors d'Europe.
Et pour finir, la Turquie est membre de bon nombre d'institutions européennes (Conseil de l'Europe, Fédérations sportives, Eurovision) ou occidentales (Otan).
Je pense que la Turquie n'a pas besoin de l'U.E elle se débrouille très bien toute seul. Donc arrêtez, vous pensez vraiment que la population turc a envie de l'U.E et bas non.
bonjours,je suis tres triste de lire tout ces paroles indigne contre la turquie,et moi je fait partis des gens qui refuse que mon pays rentre en europe.vous voyez pas que vous etes finis franchement,alors que la turquie avance a tres grand pas,les annees a venire c'est l europe qui seras tres pauvres et non la turquie ,soyons correcte et arretons de se foutre de la turquie,vous savez meme si l'europe accepte la turquie dans l'union c'est le peuple turc qui refuseras, et nous sommes sur a cent pour cent,bonne meditation