Faut-il parler anglais pour être citoyen européen ?
La question pourrait paraitre incongrue vu que la citoyenneté
européenne est inscrite dans le marbre de nos traités européens, mais
en cette période électorale, elle mérite d’être abordée à la lumière de
nombreuses initiatives citoyennes…anglophones avant tout.
Leur point commun ?
Tout est en langue de Shakespeare, ce fameux anglais qui semble dominer le monde linguistique. En lisant cette remarque, certains diront : encore un français qui ne supporte pas que sa langue soit délaissée, il ne dirait pas la même chose si tout était en Molière... Sauf que non. Ici à Noway !, nous vivons très bien le statut de la langue française, se félicitant qu’elle ne subisse pas le massacre quotidien à la globish (= english à la sauce globalisée, avec tortures grammaticales en tout genre du fait de connaissances souvent approximatives).
Derrière cette réflexion, une question se pose : peut-on construire un semblant de démocratie européenne avant cette unique langue ? Autant vous dire, ici on pense que non. Pourquoi ? Car qui parle anglais ici ? Hormis les Britanniques et les Irlandais ? De ceux qui pensent que tout le monde le parle (hormis les Français selon le stéréotype), autant dire qu’ils se trompent. L’aveu vient des institutions européennes elles-mêmes. Selon une étude Eurobaromètre de 2006, « 38% des citoyens de l'Union européenne affirment qu'ils ont des connaissances suffisantes en anglais pour tenir une conversation ». Autrement dit : 62% ne le parlent pas. Et parmi les 38%, combien le parle vraiment ? Tenir une conversation en globish avec un espagnol d’accord. Mais lire un article de presse, un peu complexe ou avoir une conversation avec un Ecossais ayant un accent à couper au couteau, combien en réalité ?
C’est bien là tout le problème : ces projets anglophones ne toucheront que ceux qui ont l’anglais pour langue maternelle (et qui ne sont pas forcément les plus favorables à la construction européenne) et le petit monde européen des grandes villes rôdé au plurilinguisme. Conséquence de quoi, le citoyen moyen, classe moyenne, n’aura pas accès à ces informations alors que c’est lui le cœur de l’électorat, de la démocratie. Produire des initiatives citoyennes en langue anglaise, c’est exclure de facto, cette immense majorité, pour qui l’UE se fera dans leur langue maternelle ou ne se fera pas.
Qu’on ne mette pas ça sur le dos des systèmes éducatifs défectueux. Là n’est pas le problème. C’est aussi une question de respect de la diversité linguistique de notre continent. Jetons un coup d’œil à la Belgique, où 130 ans de domination francophone a fissuré l’unité nationale. Imaginez les conséquences pour l’UE.
A l’inverse, les ennemis de l’Europe, eux ne se gênent pas pour tout délocaliser en dialectes locaux. Prenez l’exemple de Libertas avec ses campagnes nationalisées. Alors à quant le pari du multilinguisme ?
Certains diront que ce n’est pas réalisable. Pourquoi dont ? C’est vrai que 5% de la population active de l’UE risque de devenir traducteur, mais après tout, c’est une solution au chômage comme une autre.
Source:
Eurobaromètre, Les Européens et les langues, février 2006.
A Bruxelles, un statut linguistique à part
Cem Özdemir : « Les Verts sont à l’avant-garde en Europe »
Dans la presse : gare à l'abstention aux Européennes !
Daniel Cohn-Bendit : « La reconversion écologique, c’est le seul moyen de sauver des emplois »
Bruxelles : la liberté de s'empoigner
Jean Quatremer : « Il faut tuer le père »

Commentaires
L'union européenne a la chance de posseder 23 langues officielles. C'est une immense diversité culturelle, il y a des langues latines (italien français espagnol...) des langues germaniques (allemand néerlandais...) des langues scandinaves (suedois, finnois...) et beaucoup d'autres.
Il est donc dommage de résumer l'Europe à l'anglais qui n'est en aucun cas la langue officielle de l'union européenne.
Aujourd'hui l'Europe est floue pour beaucoup d'européens, et de ce fait beaucoup ne se sentent pas concernés.
Mais je pense que si chaque citoyen voyait l'Europe dans sa langue maternelle, celle-ci paraitrait dejà plus proche.
Ce qui serait formidable c'est que chaque citoyen sache parler plusieurs langues de l'union. Mais c'est difficile malheureusement.
Je partage votre souci, mais pas votre tactique. Et il me faut apporter correction à votre propos, au profit de vos lecteurs. Le "Globish" est la solution à ce que vous déplorez. Ce n'est pas du tout "english à la sauce globalisée, avec tortures grammaticales en tout genre du fait de connaissances souvent approximatives". Il vous faut lire "don't speak English, parlez Globish" (éditions Eyrolles), et vous saurez tout.
Marque déposée, Globish correspond à un concept très précis. C'est un anglais allégé (moins de mots, structure syntaxique moins diversifiée, prononciation simplement compréhensible). C'est un anglais toujours correct. Ce n'est pas "me Tarzan, you Jane". Les Anglophones qui l'entendent ne voient pas la différence, mais nous nous la percevons clairement. En globish c'est compréhensible, en English c'est la galère.
Pour nous, non Anglophones, le choix est simple. Ou bien continuer à trépigner, en voulant lutter contre la dérive des continents qui fait partout progresser la langue anglaise. Ou bien instituer une forme d'anglais élémentaire, officiellement, également inconfortable pour les non-Anglophones, et pour les Anglos. Et les forcer à l'adopter, surtout dans les instances internationales.
Quand j'explique que je sais comment redonner au français la position de véhicule de communication internationale qu'il a perdu en 1918, tout le monde répond "génial, comment?". Quand j'ai répondu "il faut limiter notre langue, dans cette ambition, à 1500 mots, utiliser des phrases courtes, une syntaxe élémentaire", tout le monde rétorque "vous voulez assassiner notre langue, la plus belle langue du monde, dehors!".
Il me faut alors faire remarquer que, puisque l'anglais est désigné (y compris par vous) comme le principal rival du français et des autres langues en péril, je suis leur allié puisque je m'efforce d'appliquer ce traitement à l'anglais. vous ne pouvez discuter cette logique.
Vous devriez donc dire avec moi: "l'anglais pour ceux qui veulent déguster la culture anglo-saxonne, Oscar Wilde, Mark Twain. Le globish et rien de plus pour la communication internationale, un outil pratique, et démontré suffisant pour tout dire".
Si vous ne le croyez pas, allez donc sur www.jpn-globish.com, et lisez le discours d'investiture du Président Obama en English, et la version en Globish qu'il aurait dû utiliser s'il avait eu le souci d'être compris des 30 millions d'immigrés hispaniques qui ne comprennent pas l'anglais académique aux USA, sans parler des Israéliens, des Palestiniens, des Indiens, des Ukrainiens, des Coréens et de tous ceux qui comprennent un anglais élémentaire, et aimeraient l'imposer aux Anglophones.
Le Globish, tel que je l'ai défini, est une langue étrangère pour tout le monde, y compris pour les Anglophones. Ils ont du mal à s'y adapter, mais c'est à eux de franchir la moitié de la distance qui nous sépare. Le bon plan, c'est que tout le monde pratique efficacement cet outil élémentaire, et apprenne au moins une autre langue, et donc une autre culture de l'Europe. Et pas forcément, obligatoirement, la culture anglaise. Qui a démontré que Goethe, Dante, Cervantès, n'étaient que des minables comparés à Shakespeare?
Cordialement.
Curieuse vision que de croire qu'une langue vivante puisse être simplifiée Jean-Pierre !! L'hébreu quasi mort à la naissance d'Israël oui, le latin au Vatican oui... mais l'Anglais !! "You wish" ! (en globish = you dream, don't dream, don't think that !????).
Juste un défi :
Ecrivez-moi votre diatribe du "globish", en "globaire" ou "globais", en français simplifié si vous préférez !
L'appauvrissement du discours vous sautera aux yeux.
L'idée m'a semblé intéressante et à contre courant, c'est tout à votre honneur.
Je vais y réflechir et aller sur votre lien.
Pour l'instant, moi je partage l'avis de l'auteur de l'article principale. Je suis aussi avec Simon lorsqu'il dit:
"Ce qui serait formidable c'est que chaque citoyen sache parler plusieurs langues de l'union. ."
Mais je pense que c'est pas si difficile et inconcevable. Justement avec le programme Erasmus, c'est le début imparfait du multilinguisme justement.
Pour moi c'est ça l'avenir. Certes on se comprendra tous en Anglais balbutié, galvaudé, globishié (le son correspond bien à ce que je pense de votre idée), à peu près compris et parlé par tout le monde (allez mettons dans 100 ans). Mais surtout on parlera tous à peu près une et sûrement deux langues étrangères ! En globishant sans normes qui tirent vers le bas, à notre manière et avec du vécu, du vrai !
L'économie de marché, l'europe politique et les programmes communs entre pays européens quelqu'ils soient nous poussera tous à voyager, étudier, apprendre au moins une autre langue. Comme on peut pas tous s'entasser au RU ou en Irlande, on ira ailleurs aussi et on apprendra certes l'anglais globishé en Scandinavie, mais aussi et surtout une autre langue et donc des facilités pour communiquer avec nos voisins européens.
La communication entre tous sera toujours par des intermédiaires...
A plus tard.
10 % d'accord. Mais nos politiciens sont trops occupés a parler de "la crise" et du "pouvoir d'achat".
il faudrait arrêter de considerer d'avoir 30 langues comme une tare, mais plutot comme une richesse. Mais bon, ça suppose de l'imagination, de l'audace, et des moyens...
Alors, il est plus facile de faire le canard...
Pour répondre au post de Simon et Jean Pierre ;
avez vous pensé aux luxembourgeois qui eux parlent plusieurs langues, LEUR porpre langue, le français, l'allemand cela fait déjà 3 langues obligatoires, puis plus tard l'Anglais et soit Italien ou Portugais.
Voilà les vrais Européens de demain
Bien à vous
Messieux les dirigeants Européens, vous avez officiellement choisi le multilinguisme, alors assumez-le!
Prenez les dispositions necessaires (assorties de sactions en cas de non respect) pour assurer que :
■ Tout citoyen d'Europe devienne bilingue, ou mieux, trilingue (même les Britanniques !).
■ Tout texte officiel Européen soit égalemùent accessible en toutes les langues.
■ Aucune langue ne soit imposée dans l'enseignement, et que toutes soient également proposée.
■ Aucune langue ne soit imposée au travail, que la seule exigeance soit le bi- ou le tri-linguisme, et que cette exigeance soit la même pour tout les citoyens de tous les pays.
■ Aucune langue ne soit valorisée dans les média (hormis la/les langue(s) nationale(s) du pays concerné) ni dévalorisée.
■ Aucune langue ne soit favorisé dans l'affichage publique, l'enseignement, les publicité, les journaux.. (hormis la/les langue(s) nationale(s)...).
■ Les frais et revenus découlant de l'enseignement des langues soient également supportés par les bujets de tous les pays...
Faute de telles mesures, le multilinguisme que vous pronez restera inaplicable, sauf à être supporté par une langue-pivot neutre (par exemple l'espéranto)
Maitresinh: seulement 10% en accord avec l'article, où il manque un zéro ?
> Simon
Suedois, norvégien, danois sont tous des langues germanique, et n'ont aucune ressemblance aves le finois qui n'est pas même une langue indo-européene.
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Avant de démenager en Angleterre je pensais que je parlerais anglais presque parfaitement, et presque aussi bien que les Anglophones. Après 4 ans ici je sais que, même que j'ai appris beaucoup, je ne parlerai jamais l'anglais au même niveau que les Anglophones. Je serai toujours dans une position d’infériorité quand j'utilise cette language dans une conversation avec eux.
C'est pour ça que une Europe monolingue anglophone serait impossible, ou au moins fortement injuste. Les européens (souvent mes compatriots scandinaves) qui veulent qu'on parle seulement l'anglais surestiment leur connaissances de cette langue.
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Voilà le "globlais" =P
Le multilinguisme oui, mais lequel ? Celui mis en place aujourd'hui n'a abouti qu'à l'anglais langue officieuse de l'UE...La seule solution rationnelle, c'est-à-dire efficace et simple à appliquer pour le grand nombre et non pour une élite, c'est le soutien progressif à une langue véhiculaire neutre et facile (toujours contre l'élitisme), l'espéranto.
Mais le lobby des intérêts anglosaxons et de ceux qui les servent fait tout pour éviter de débattre de la question...
100% d'accord avec David.
L'anglais contrairement à une idée reçue que je trouve très étrange est une langue difficile, voire très difficile pour des tas de raisons. J'ai moi-même vécu un an en Angleterre et j'ai presque l'impression d'avoir stagné.
Je suis d'accord pour dire que le monolinguisme est injuste et donc il faudrait qu'on puisse tous s'exprimer dans la langue que l'on maîtrise le mieux.
Pour les échanges, il est souhaitable d'encourager l'apprentissage des langues, quelles qu'elles soient, car le multilinguisme permet de créer des ponts pour se comprendre.
Je parle l'anglais, l'espagnol et l'italien, ma main à couper que j'ai une conversation avec un allemand qui parle portugais ou un Italien qui parle danois.
Pour l'esperanto, je suis contre cette idée de créer une langue ou d'en appauvrir une autre (comme le suggérais Jean-Pierre). Une langue est faite pour vivre, et je n'aurais aucun plaisir à apprendre une langue qui n'a pas de culture.
Chers "Babeliens", et en particulier Matlabaraque,
La question de Jean-Séb pose clairement le problème, mais l'auteur du billet se garde bien de donner une réponse. Il met simplement en relief l'inéquité du projet actuellement mis en oeuvre. Car, malgré les incantations de nos gourous européens, malgré leur volontarisme affiché en faveur d'un futur multilinguisme, c'est bien l'anglais qui tient le haut du pavé, laissant de plus en plus les autres langues dans le caniveau.
Qu'on le veuille ou non, cette langue existe, se développe, et même avec ses petits bras musclés, je doute que l'opposition de Mat ait le moindre effet sur son essort.
Savez-vous que le gouvernement Berlusconi est en train de mettre en place une réforme rendant facultatif l'apprentissage des autres langues que l'anglais? Liberté sera laissée aux familles de choisir pour leurs chers rejetons une deuxième langue vivante, ou .... anglais renforcé!!!
voir: http://www.ipernity.com/blog/onagri...
"je suis contre cette idée de créer une langue" nous assène Matlabaraque.
Trop tard! C'est déjà fait
"Je n'aurais aucun plaisir à apprendre une langue qui n'a pas de culture." termine-t-il doctement. Ah bon? Comment sait-il cela? La rumeur publique? Mais il faut se méfier de la rumeur, et aller vérifier ses infos à la source.
Je lui conseille donc d'aller visionner quelques vidéos sur
http://www.youtube.com/watch?v=imvL...
http://www.youtube.com/watch?v=5yRB...
ou bien
http://www.youtube.com/watch?v=eVXD...
(vers 4:40)
TOUT d'ABORD :
BRAVO à l'auteur de cet article !!
Il est remarquable de justesse et d'intelligence citoyenne !
J'ajouterai une petite précision, concernant EUROBAROMETRE. J'ai moi même étudié en détail le rapport (assez mal ficelé) de cette enquête (purement déclarative : on ne "teste" pas le niveau réel des gens).
Eh bien... il en ressort pourtant que SEULEMENT 5,74% d'européens de l'Ouest (hors britanniques) pouvaient peut-être (selon leur propre déclaration) correctement converser en anglais ou "comprendre" l'anglais en 2001 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Par ailleurs, concernant les commentaire sur l'ESPERANTO.
à Maltabaraque :
- Eh oui ! L'Esperanto EXISTE déjà. Et ça fonctionne trés bien. Il suffit de se ballader un peu sur le Réseau pour s'en rendre compte.
Quelques exemples, trés vite fait, au hasard et à la louche, parmi des millions :
-http://eo.mondediplo.com (Le Monde Diplomatique, édition en espéranto, mensuelle politique et économique)
-http://eo.wikipedia.org (Wikipédia, version en espéranto, avec plus de 110 000 articles)
-http://esperanto.china.org.cn et
-http://esperanto.cri.cn (une gazette et une radio de CHINE, en esperanto ! ! )
-http://worldtv.com/esperanto_muziko... (une TV MUSICALE, avec des dizaines de vidéos clips de CHANSONS EN ESPERANTO)
-http://eo.montpellier.fr/18-accueil... (Ville de Montpellier)
-http://boulogne2005.online.fr/eo/in... de Boulogne-sur-Mer)
http://www.ot-nancy.fr/esperanto/ce... (Office de Tourisme de Nancy)
... Ainsi des CENTAINES de MILLIERS de sites EN ESPERANTO existent aujourd'hui... et leur nombre s'accroit chaque jour...
Il existe par ailleurs plusieurs DIZAINES de MILLIERS de LIVRES publiés en Esperanto (plus de 35 000 sont déjà recensés par l'UEA).
Le moins qu'on puisse dire, c'est donc que la langue EXISTE déjà.
Certes ce n'est pas la langue d'une "culture" au sens territorial ou ethnique du terme. Mais c'est une langue de la "culture mondiale"(pratiquée et enrichie par des gens de toutes nations), nettement nettement nettement plus séduisante que le "GLOBISH", la "sous-langue" de Monsieur Nerrière (et plus précise, et plus souple, et beaucoup beaucoup plus riche... ET l'ESPERANTO reste MALGRE TOUT plus FACILE que ce "Globish" codifié, puisqu'il est 100 % PHONETIQUE ! Ce qui n'est absolument pas le cas du "Globish" qui continue donc à laisser bien en peine la majeure partie des gens lorsqu'il s'agit de passer à l'oral !!!)
Et comme il semblerait bien que 1AN d'ESPERANTO = 10AN d'ANGLAIS en terme de capacité de communication...
... je ne vois pas pourquoi on ne permettrait pas aux jeunes européens, au moins, de pouvoir ESSAYER cette langue, en leur donnant SIMPLEMENT la POSSIBILITé de l'apprendre dans les LYCEES - en option - !
Je suis bien d'accord avec cet article : contrairement à ce qu'on répète souvent, les gens qui ne parlent pas anglais, ça existe, et pas seulement chez ces « chauvins de Français ».
À mon humble avis, le globish ne résout pas le problème. Pourquoi les Anglais auraient le privilège d'avoir la « vraie » version de la langue, alors que les autres devraient se contenter d'une sous-langue ?
Je rejoins ceux qui recommandent l'espéranto. J'ai testé : ça marche très bien. Je trouvais l'anglais facile, mais depuis j'ai appris l'espéranto et c'est incomparable. De l'anglais, ça fait au moins dix ans que j'en fais (j'ai commencé je ne sais plus quand à l'école primaire), j'ai toujours été considéré comme « bon en langues », j'ai lu des livres, regardé des films, voyagé dans des pays anglophones, et bien que je puisse communiquer en anglais sans trop de difficultés, je dois bien reconnaître que le chemin qui me sépare de la maîtrise parfaite de cette langue est encore extrêmement long. Alors qu'avec l'espéranto, j'avais un niveau équivalent à mon niveau d'anglais au bout d'un an et demi.
L'espéranto a bien une culture (reportez-vous aux liens donnés par Dominique Vasconi-Couturier). Et, de toute façon, combien de gens apprennent une langue pour des raisons culturelles ? Il y en a, certes, mais la plupart du temps, les élèves « choisissent » l'anglais parce que les parents le demandent, et pour beaucoup de gens, l'anglais est plus intéressant pour avoir un meilleur travail que pour sa culture.
Et j'ai du mal à voir de la culture quand je vois un touriste baragouiner en pseudo-anglais en faisant des grands gestes…
@ Jseb
10 % + 90 %, le compte est bon
( mes gros doigts ont zappé un zero)
moi j'aime bien les esperantistes...c'est un peu comme l'idée européeene, la logique, le coeur, la force de la volonté contre le flot de l'histoire...
Je n'avais pas remarqué le message de JP. Nerrière au sujet du globiche. Je conseille à tous ceux qui postulent à un emploi, à la question langues parlées, de répondre "globish" !
Le globish, c'est le "petit blanc", comme jadis on parlait de façon assez méprisante dans les colonies françaises de "petit nègre", no comment.
J'utilise le français, l'allemand, l'anglais et l'esperanto.
Chacune de ces 4 langues m'apporte quelque chose, chacune des 4 a une culture spécifique, la 4e aussi !
Mais, malgré 7 ans d'étude de l'anglais, je suis toujours une demi-portion dans une discussion avec un américain ou un anglais (pour autant qu'on s'élève au-dessus des propos de table), alors que nous dialoguons à égalité en esperanto (et il y a étonnamment pas mal d'anglophones parmi les espérantistes, qui eux aussi en attendent une meilleure qualité de dialogue).
Si la démocratie européenne consiste à imposer l'anglais à tous, alors je ne vois plus vraiment où est la démocratie. C'est la même chose que la sinisation ou la russification.... de triste histoire.
Alors, osons mettre en concurrence plusieurs moyens de communication internationale : l'anglais, le globish (pour rire et faire de grands gestes), l'esperanto, l'espagnol... Et on verra bien !!!! Mais pour cela, il faut faire tomber les tabous et les lobbys !
Daniel
Parler plusieurs langues est forcément une richesse, culturelle (pour l'ouverture) et intellectuelle (pour la vivacité qu'impose leur pratique).
Je pense ensuite que le débat du "parler anglais", "parler espéranto" et du "parler globish" que je découvre sont des débats sans fin... Voire même au final sans fond. C'est "J'aime / J'aime pas" (la langue dominante).
On peut politiser la question de la langue "internationale", qu'il s'agisse de celle qui domine en l'état, ou de celle que l'on aimerait voir dominer... Le fait est que les langues s'imposent d'elles-mêmes. Que les Etats-Unis perdent leur puissance et leur influence dans 100 ans et c'est une autre langue qui prendra le relai...
On peut soit renier l'importance (de fait) de l'anglais... Soit l'accepter. C'est alors, respectivement : soit s'adapter, soit s'exclure. Cela peut sembler un peu dogmatique... je pense que c'est une de ces choses pour lesquelles on a pas le choix : comme les impôts, la pluie, etc!
"My 2 cents"
Bravo pour cet article intelligent. Concernant l'anglais : il n'y a que les médias qui propagent la rumeur selon laquelle l'anglais serait parlé partout. Quelle rigolade vraiment !!! Malheureusement beaucoup de documents sont uniquement disponible en anglais. Et de plus en plus de sites Internet d'agences de l'UE. Comme le site Internet de l'Agence européenne de Défense est totalement en anglais. Cela me dégoute totalement de l'UE. J'avais écris à cette agence en français pour leur dire mon mécontentement. Je n'ai jamais eu de réponse.